Rapport sur le Prix et la Qualité du Service de Prévention et de Gestion des Déchets de l’année 2020

ORGANISATION DU SERVICE, LES GRANDS PRINCIPES ORGANISATIONNELS
Depuis sa création, la Communauté d’agglomération Lisieux Normandie a maintenu les services de gestion des déchets ménagers et assimilés historiquement mis en place par les EPCI antérieurs. Sur tout le territoire, huit déchèteries communautaires permettent de mobiliser la grande majorité des déchets occasionnels des habitants avec des particularités propres à chaque site. Pour le verre, des colonnes d’apport volontaire sont présentes sur l’ensemble du territoire pour permettre aux habitants de trier les bouteilles, bocaux et pots.

LES DECHETERIES
Une grande partie des déchets produits sur le territoire est collectée à travers le réseau de déchèteries qui couvrent le territoire. Tous les habitants du territoire peuvent accéder à toutes les déchèteries. L’ensemble des habitants (particuliers et professionnels) de l’agglomération a accès à toutes ces déchèteries. Depuis la crise sanitaire, l’accès est gratuit pour tous, professionnels comme particuliers .

Gestion du verre
Le verre est collecté en apport volontaire sur l’ensemble du territoire avec 259 colonnes mises à disposition des habitants sur la voie publique, soit une colonne pour 292 habitants en moyenne.  Le verre collecté sur le territoire de
l’agglomération est recyclé dans une usine normande au Havre par la société TOURRES et Cie. »

LES FLUX GLOBAUX
En 2020, l’agglomération a géré près de 52 400 tonnes de déchets, soit environ 5 150 tonnes de plus qu’en 2019.  Le ratio global observé sur l’agglomération est identique à la donnée normande avec 673 kg/hab./an. Cependant, on note :
• Une marge de progression sur le sélectif puisque le taux de collecte communautaire est inférieur de 18 % à la moyenne régionale.
• Une production de déchets occasionnels (encombrants collectés en déchèterie ou en ramassages spécifiques) supérieure de près de 10 % à la valeur normande. Plus de 60% des déchets collectés auprès de la
population font l’objet d’un tri par cette dernière soit en déchèterie soit via les collectes sélectives d’emballages et de papiers.

26 300 tonnes de déchets ont transité dans le réseau des 8 déchèteries gérées par l’agglomération, soit 338 kg/hab./an. Plus d’un tiers des apports est constitué de déchets végétaux, issus de l’entretien des espaces verts privés ou publics (115 kg/hab./an). La déchèterie située à Hermival-les-Vaux capte près d’un tiers des flux. La Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte fixe un objectif de valorisation matière à 65 % pour 2025. Le résultat de la CALN est de 34 % en 2020. L’atteinte de cet objectif va donc nécessiter d’importants efforts de réduction du flux global et de tri des déchets finalement produits.

Les déchets résiduels (poubelle noire) sont encore enfouis en 2020 mais l’adhésion de l’agglomération au SYVEDAC à compter du 01/01/21 permettra de réduire l’enfouissement au profit de la valorisation énergétique (production de chaleur et d’électricité). 60% des déchets apportés en déchèterie sont valorisés (végétaux, bois, métaux, cartons, pneus, une partie des DEEE, du mobilier…)

BUDGET D’INVESTISSEMENT
En 2020, les dépenses d’investissement se sont élevées à plus de 284 k€.

BUDGET DE FONCTIONNEMENT
Les recettes de fonctionnement

L’ensemble des recettes de fonctionnement s’élève à 8 485 k€. La principale ressource financière du budget déchets est la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) qui représente 88 % des recettes de fonctionnement et couvre 85% des dépenses de fonctionnement.

Les dépenses de fonctionnement
En 2020, le montant total des dépenses de fonctionnement du budget annexe « déchets » de la Communauté d’agglomération Lisieux Normandie s’élève à 8,8 M €.

62 % des dépenses de service sont liées aux déchets résiduels qui représentent seulement 37 % des flux collectés ! Alors que les déchèteries permettent de capter la plus grande partie des déchets des habitants du territoire, leur fonctionnement ne représente qu’un peu plus d’un quart des dépenses de service. En outre, elles permettent de mobiliser des recettes industrielles par le biais de la vente de matières (métaux essentiellement) et des soutiens des éco-organismes (financiers et/ou opérationnels) pour la collecte et le traitement des déchets d’ameublement, des déchets électriques et des déchets dangereux. A l’inverse, les déchets résiduels concentrent la grande majorité des dépenses alors qu’ils ne sont plus le flux majoritaire. Ainsi, le coût de revient d’exploitation des déchèteries est le plus faible de tous les services mis en œuvre par la Communauté d’agglomération à moins de 25 €/hab. (72 €/t). De la même manière, les recettes générées par le tri des recyclables induisent un coût de revient final à moins de 9 €/hab. (126€/t), alors que cette valeur est de plus de 56 €/hab. pour les déchets résiduels non triés (235€/t).

3,5 kg d’emballages triés (sacs jaunes) coûtent en moyenne 0,44 € pour la collecte et le tri; la collecte et le traitement d’un sac de 3,5 kg d’ordures ménagères résiduelles (poubelles noires) coûte en moyenne 0,82 €